Avant une injection ou un soin laser à Séoul, la clinique vous demandera ce que vous prenez. Ce n’est pas une formalité : certains médicaments et compléments augmentent le risque de bleus, d’autres rendent la peau plus sensible à la lumière ou plus lente à cicatriser, et ces informations peuvent changer le soin proposé, son réglage ou sa date. La règle tient en deux phrases. Signalez tout, y compris ce qui vous paraît anodin : vitamines, huile de poisson, plantes, crèmes sur ordonnance. Et n’arrêtez jamais un médicament prescrit de vous-même pour un soin esthétique : cette décision appartient au médecin qui vous l’a prescrit, pas à la clinique ni à vous.
Pourquoi une clinique esthétique demande-t-elle la liste de vos médicaments ?

Parce que plusieurs soins courants touchent la peau, les vaisseaux ou la cicatrisation, et que certaines molécules modifient la façon dont votre corps réagit. La liste sert à éviter une complication prévisible, pas à vous refuser un soin.
Trois effets intéressent surtout le médecin :
- Le saignement et les ecchymoses. Les injections (toxine botulique, acide hyaluronique, skin boosters) et les soins par micro-aiguilles traversent la peau. Un médicament ou un complément qui fluidifie le sang peut transformer une petite marque en bleu visible pendant une à deux semaines.
- La photosensibilité et l’irritation. Certains antibiotiques et rétinoïdes rendent la peau plus réactive à la lumière et à la chaleur. C’est important pour les lasers, les peelings et la radiofréquence.
- La cicatrisation. Certains traitements contre l’acné modifient le renouvellement de la peau et la façon dont elle répare une agression thermique ou mécanique.
Il existe aussi des raisons générales : une infection en cours, un traitement immunosuppresseur, une grossesse ou un allaitement peuvent conduire à reporter un soin. Personne ne peut évaluer ce qu’il ne connaît pas, d’où l’intérêt d’une liste complète.
Anticoagulants et antiagrégants : que faut-il savoir ?
Ce sont les médicaments les plus importants à signaler, et ceux qu’il ne faut surtout pas interrompre seul. Ils sont prescrits pour des raisons sérieuses : fibrillation atriale, prothèse valvulaire, antécédent de phlébite ou d’embolie, stent, prévention après un infarctus ou un AVC.
Les noms courants en France incluent les anticoagulants oraux (apixaban, rivaroxaban, dabigatran, warfarine ou fluindione) et les antiagrégants (aspirine à faible dose, clopidogrel, ticagrélor). Si vous prenez l’un d’eux, la clinique doit le savoir avant toute injection.
Ce que cela change en pratique :
- Le médecin peut maintenir le soin en acceptant un risque d’ecchymose plus élevé, vous proposer un soin sans aiguille, ou suggérer d’attendre.
- Il peut adapter la technique : canule plutôt qu’aiguille pour certaines zones de filler, pression prolongée, moins de points d’injection.
- Il ne vous demandera pas, s’il travaille correctement, d’arrêter votre traitement pour un soin esthétique. Le risque d’un arrêt (caillot, AVC) n’a aucune commune mesure avec celui d’un bleu.
Si une clinique vous suggère d’interrompre un anticoagulant, la seule réponse raisonnable est d’en parler à votre cardiologue ou à votre médecin traitant avant le départ. En pratique, beaucoup de patients sous anticoagulant choisissent simplement des soins qui ne percent pas la peau.
Anti-inflammatoires et antidouleurs : lesquels comptent ?
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène, kétoprofène, naproxène) et l’aspirine à dose antalgique favorisent les saignements. Le paracétamol, lui, n’a pas cet effet sur la coagulation.
Lorsqu’ils sont pris ponctuellement, sans prescription, pour un mal de tête ou des douleurs de règles, de nombreuses cliniques conseillent de les éviter quelques jours avant une injection et de préférer le paracétamol si besoin. Le délai exact varie selon les cliniques et selon la molécule. Demandez-le à la clinique au moment de la réservation, pas la veille.
Deux nuances importantes :
- Si l’anti-inflammatoire vous a été prescrit pour une maladie (polyarthrite, migraine chronique, douleur post-opératoire), la question doit passer par votre médecin.
- L’aspirine à faible dose prise au long cours pour le cœur n’est pas un antidouleur occasionnel : c’est un traitement de prévention. Elle relève de la section précédente.
Après le soin, la même logique s’applique : si une zone est sensible, le paracétamol est en général l’option proposée. Posez la question lors de la consultation.
Huile de poisson, vitamine E, ginkgo : pourquoi les compléments comptent aussi
Beaucoup de personnes ne pensent pas à mentionner leurs compléments parce qu’ils sont vendus sans ordonnance. Or plusieurs d’entre eux ont un léger effet sur la coagulation, et leur effet peut s’ajouter à celui d’un médicament.
Les plus souvent cités par les cliniques :
- huile de poisson et oméga-3 à dose élevée ;
- vitamine E en supplément ;
- ginkgo biloba ;
- ail, gingembre ou curcuma en gélules concentrées ;
- millepertuis, qui interagit en plus avec de nombreux médicaments et augmente la photosensibilité.
Il est courant que les cliniques demandent de suspendre ces compléments quelques jours à une ou deux semaines avant une injection, si rien ne s’y oppose. Ce n’est pas une règle universelle, et l’effet sur le résultat esthétique se limite en général au risque de bleus. Si l’un de ces compléments vous a été conseillé par un médecin pour une raison précise (triglycérides élevés, par exemple), demandez-lui avant de l’interrompre.
Une chose à retenir : l’alimentation normale (poisson, ail en cuisine) n’est pas le sujet. Ce sont les doses concentrées en gélules qui intéressent la clinique.
Isotrétinoïne et traitements contre l’acné : pourquoi la clinique pose la question
L’isotrétinoïne orale (vendue en France sous plusieurs noms de marque) modifie fortement les glandes sébacées et le renouvellement cutané. Pendant le traitement, et un certain temps après, la peau est plus fine, plus sèche et peut cicatriser de façon moins prévisible.
C’est pourquoi beaucoup de cliniques reportent les soins plus agressifs (lasers ablatifs, micro-aiguilles, peelings profonds) chez une personne sous isotrétinoïne ou qui l’a arrêtée récemment. Le délai d’attente recommandé a longtemps été de six mois ; les données publiées ces dernières années ont nuancé cette règle, et les pratiques varient désormais d’un médecin à l’autre. Il n’y a donc pas un chiffre unique à retenir : dites simplement depuis quand vous avez arrêté, et laissez le médecin juger.
Les autres traitements de l’acné à signaler :
- rétinoïdes topiques (trétinoïne, adapalène, rétinol fort) : souvent à interrompre quelques jours avant un laser ou un peeling, selon le soin ;
- peroxyde de benzoyle, acides AHA/BHA : même logique d’irritation ;
- spironolactone ou pilule prescrites pour l’acné : à signaler, sans les arrêter.
Si vous préparez votre séjour, l’article sur les actifs et habitudes à mettre en pause après un soin complète ce point pour la période qui suit le traitement.
Antibiotiques récents : pourquoi en parler ?
Pour deux raisons distinctes.
D’abord, certains antibiotiques sont photosensibilisants. Les cyclines (doxycycline, lymécycline, souvent prescrites justement contre l’acné) et les fluoroquinolones peuvent rendre la peau plus réactive à la lumière. Un laser ou une source de lumière intense pendant cette période peut irriter davantage.
Ensuite, un antibiotique récent signale souvent une infection récente. Une infection active, surtout au niveau du visage (dent, sinus, peau), est en général une raison de reporter une injection ou un soin qui perce la peau.
Pensez aussi à signaler :
- un antécédent d’herpès labial : certains soins autour de la bouche ou certains lasers peuvent déclencher une poussée, et le médecin peut en tenir compte ;
- un traitement antiviral ou antifongique en cours ;
- une vaccination très récente, que certains médecins aiment connaître avant une injection d’acide hyaluronique.
Autres traitements à ne pas oublier
La liste ne s’arrête pas aux médicaments qui saignent. Mentionnez également :
- les corticoïdes au long cours et les immunosuppresseurs, qui influencent la cicatrisation et le risque d’infection ;
- les traitements de la thyroïde, du diabète et de l’hypertension : ils ne contre-indiquent pas forcément un soin, mais ils font partie de votre état de santé ;
- tout antécédent de réaction allergique, notamment à un anesthésique local (la crème anesthésiante utilisée avant certains soins contient de la lidocaïne ou une molécule proche) ;
- les injections esthétiques antérieures, avec la date et, si possible, le produit : un filler posé ailleurs change ce qu’un médecin peut proposer ;
- une grossesse, un projet de grossesse proche ou un allaitement : la plupart des soins esthétiques sont reportés dans ces situations.
Comment préparer une liste honnête et utile
Une liste claire vous fait gagner du temps en consultation, surtout lorsqu’elle se déroule dans une langue qui n’est pas la vôtre.
Une méthode simple :
- Rassemblez tout ce que vous prenez, même occasionnellement : ordonnances, médicaments sans ordonnance, compléments, tisanes concentrées, crèmes prescrites.
- Notez le nom de la molécule, pas seulement la marque. Les noms commerciaux diffèrent d’un pays à l’autre, alors que la molécule (par exemple « apixaban » ou « isotretinoin ») est comprise partout. Votre pharmacien peut vous l’indiquer.
- Ajoutez la dose et la raison : « aspirine 75 mg par jour, prévention cardiaque » est bien plus utile que « aspirine ».
- Indiquez les dates pour ce que vous avez arrêté récemment : antibiotique terminé il y a dix jours, isotrétinoïne arrêtée il y a quatre mois.
- Préparez une version en anglais sur votre téléphone. À Séoul, les consultations pour les patients étrangers se font souvent en anglais ou avec un interprète ; une liste écrite évite les malentendus.
- Envoyez-la avant le voyage si la clinique accepte une préconsultation à distance. Une contre-indication découverte sur place peut faire perdre un créneau, voire le soin lui-même.
L’honnêteté compte davantage que la perfection. Omettre un complément « pour ne pas compliquer » peut aboutir à un bleu sur les lèvres la veille du vol retour. Dire « je ne sais plus exactement » vaut mieux que ne rien dire.
Pour les autres questions à poser ce jour-là, voir les questions à poser avant d’accepter un devis.
Pourquoi ne jamais arrêter un médicament prescrit de vous-même
C’est le point le plus important de cet article. Une clinique esthétique peut vous dire qu’un médicament augmente un risque. Elle n’est pas en position de décider si vous pouvez vous en passer : elle ne connaît ni votre dossier complet, ni la raison exacte de la prescription.
Les conséquences d’un arrêt mal préparé peuvent être graves :
- arrêter un anticoagulant expose à un caillot, une embolie ou un AVC ;
- arrêter brutalement un bêtabloquant ou un antidépresseur peut provoquer un effet rebond ;
- interrompre un corticoïde au long cours sans paliers peut être dangereux.
La bonne démarche :
- Demandez à la clinique ce qui la préoccupe précisément et ce qu’elle propose si vous gardez votre traitement.
- Transmettez cette information à votre médecin traitant ou au spécialiste prescripteur, idéalement plusieurs semaines avant le départ.
- Laissez-le décider. S’il refuse toute modification, c’est le soin qui s’adapte : autre technique, autre soin, autre date.
Un soin esthétique se reporte. Un accident vasculaire, non.
Ce qui change selon le type de soin
Toutes les questions ne pèsent pas de la même façon selon ce que vous envisagez.
| Type de soin | Ce qui préoccupe surtout le médecin |
|---|---|
| Injections (toxine, filler, skin booster) | Anticoagulants, AINS, compléments fluidifiants, infection récente |
| Micro-aiguilles et radiofréquence fractionnée | Saignement, isotrétinoïne, rétinoïdes, infection, herpès |
| Lasers et lumière | Photosensibilisants (cyclines, millepertuis), rétinoïdes, isotrétinoïne, bronzage récent |
| Ultrasons et radiofréquence sans aiguille | Moins de questions sur le saignement ; grossesse, implants, état de la peau |
| Peelings | Rétinoïdes, acides, isotrétinoïne, peau irritée |
Ce tableau est une orientation générale, pas une liste de contre-indications. Le médecin juge au cas par cas.
Une option à Séoul : MIO Clinic
Seoul Skin Notes est édité par MIO Clinic.
Si vous souhaitez un soin à Séoul et que vous suivez un traitement de fond, MIO Clinic, à Gangnam, est une option qui met la consultation avant le soin : le médecin examine la personne, puis propose un plan. La clinique s’appuie sur une photographie clinique détaillée et une analyse du visage assistée par IA pour établir ce plan ; cette analyse oriente le médecin, elle ne pose pas de diagnostic. L’analyse de peau n’entraîne pas de frais supplémentaires, et un interprète anglophone est disponible. La consultation pour les patients francophones se fait en anglais : c’est précisément pour cela qu’une liste de molécules écrite en anglais est utile.
Pour illustrer ce que la liste médicamenteuse change concrètement, deux lignes du menu publié par MIO (prix au moment de la rédaction, hors TVA) :
- Filler lèvres (gamme domestique) : 99 000 KRW (environ 60 à 65 €, conversion approximative), facturé par zone. MIO recommande de placer les fillers en début de séjour, ce qui laisse le temps à une éventuelle ecchymose de s’estomper avant le vol retour — un point qui compte davantage si vous prenez un traitement fluidifiant.
- Potenza visage entier (radiofréquence par micro-aiguilles) : 117 273 KRW (environ 70 à 75 €), avec crème anesthésiante, à placer plutôt en fin de séjour. C’est typiquement le genre de soin pour lequel la question de l’isotrétinoïne ou des rétinoïdes se pose.
Les médecins de MIO sont expérimentés et chacun a un domaine principal. Lee Seungwook se consacre notamment à l’acné, aux cicatrices et aux pores ; c’est une question utile à poser en consultation si vous sortez d’un traitement anti-acné. Jung Guhyun, médecin directeur, travaille sur la toxine, le filler et le lifting, et consulte en anglais. L’attribution d’un médecin se fait à la réservation ; demander un médecin précis ajoute 100 000 KRW.
FAQ
Dois-je arrêter mon aspirine avant une injection à Séoul ?
Si elle vous a été prescrite pour le cœur ou la prévention vasculaire, non, pas de vous-même. Parlez-en à votre médecin traitant avant le départ. Si vous la prenez ponctuellement contre la douleur, demandez à la clinique combien de jours l’éviter et utilisez plutôt du paracétamol si besoin.
Les oméga-3 et la vitamine E posent-ils vraiment problème ?
À dose concentrée en gélules, ils peuvent légèrement augmenter le risque de bleus après une injection. Beaucoup de cliniques demandent de les suspendre quelques jours à deux semaines avant, si aucun médecin ne vous les a prescrits pour une raison précise.
J’ai arrêté l’isotrétinoïne il y a quelques mois, puis-je faire un laser ?
Cela dépend du soin et du médecin. La règle des six mois a longtemps été appliquée ; les pratiques sont aujourd’hui plus nuancées. Indiquez la date d’arrêt exacte et laissez le médecin décider.
Un antibiotique pris la semaine dernière change-t-il quelque chose ?
Possiblement. Certains antibiotiques rendent la peau sensible à la lumière, et une infection récente peut justifier de reporter une injection. Signalez le nom, la raison et la date de fin.
Comment communiquer ma liste si la consultation se fait en anglais ?
Notez le nom de chaque molécule (pas seulement la marque française), la dose, la raison et les dates. Gardez cette liste sur votre téléphone et envoyez-la à la clinique avant le voyage si elle le permet.
Que faire si la clinique me demande d’arrêter un médicament prescrit ?
Ne l’arrêtez pas sans l’accord du médecin qui vous l’a prescrit. Demandez à la clinique quelle alternative elle propose si vous gardez votre traitement : une autre technique, un autre soin ou une autre date.
Prendre rendez-vous à MIO Clinic, Gangnam
Seoul Skin Notes est le journal officiel de MIO Clinic, une clinique esthétique et de soins de la peau à Gangnam, Séoul. Les consultations et les réservations se font par WhatsApp, en anglais. Indiquez à l’équipe de MIO le soin que vous envisagez et elle vous présentera les options adaptées.
MIO Clinic
2-3F, FINE TOWER, 372 Gangnam-daero, Gangnam-gu, Seoul
Station Gangnam, sortie 4 — 3 minutes à pied
Horaires : lundi et vendredi 10h00–21h00 · mardi–jeudi et samedi 10h00–19h00 · dimanche 10h00–19h00
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